FRAGMENTATIONS URBAINES
Du 10 juin au 16 juillet 2010
Prolongation jusqu'au Mardi 27 Juillet inclus
Fermeture exceptionnelle les 17 et 25 Juillet
A l’heure où le Parlement vient d’adopter définitivement le projet de loi portant sur le Grand Paris, la Galerie 64bis a décidé de donner la parole aux artistes qui travaillent sur le thème fascinant de la ville et a ainsi le plaisir de présenter l’exposition de groupe « Fragmentations Urbaines », composée de quatre jeunes artistes français : Tadzio, Armelle Caron, François Mazabraud et Marion Orel.
Ces quatre artistes de talent ont en effet une passion commune pour la ville. Pour les millions de personnes qui vivent dans une ville de par le monde, celle-là ne prend l’apparence que d’un simple lieu, dénué de toute humanité, en raison de cette frénésie urbaine qui nous envahit.
Les quatre artistes que nous exposons aujourd’hui ont décidé, au sein de leur création artistique, de s’arrêter sur ce lieu de vie qu’est la ville transformée en fragments poétiques. En effet, en réalisant un tra- vail de déconstruction / reconstruction de ces lieux, les artistes se réapproprient alors l’espace de la ville.
Tadzio voit dans la notion de mouvement l’essence même de la société actuelle. Dans une volonté d’abstraction, l’artiste déconstruit les mou- vements d’un individu réduit à une simple silhouette. Le choix du diptyque renforce cette fragmentation et met sur un pied d’égalité l’homme et le lieu ; ce dernier est représenté par une surface plane, immobile et pourtant changeante, car soumise aux effets du temps. L’homme est, quant à lui, fragmenté, figé dans sa poursuite du temps.
Armelle Caron se réapproprie une ville, grâce à sa topographie. En partant d’une vision formelle et fragmentée de carte urbaine, l’artiste parvient à envisager une dimension nouvelle de la ville, qui prend alors une forme radicalement différente, devenant alors triée et rangée. La subjectivité de l’artiste transforme la ville en un lieu poétique quasi littéraire.
François Mazabraud se concentre sur les flux de marchandises et d’informations qui composent un espace, montrant dans ses oeuvres une fragmen- tation de la ville qui fait écho à la multitude de circuits et de réseaux du monde actuel. La représentation de la ville symbolise alors une idée de pouvoir, « des impasses en hauteur que j’ai renversées », ainsi que l’explique l’artiste.
Marion Orel a choisi de mettre en avant les éléments de la vie quotidienne qui sont entrés dans le cadre du banal et dont la symbolique est pourtant très forte. Des fragments des tickets de métro ou de tram ensuite assemblés, deviennent alors la possibilité d’un ailleurs, d’un voyage, dépassant le simple trajet quotidien.
A l’occasion de cette exposition, nous avons eu le plaisir de faire appel au commissaire d’exposition Adrien Pasternak, que nous remercions ici pour son action au sein de ce beau projet.